Dé-gaze

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12-16 mai – Tour à vélo de Dé-gaze

Faites du vélo avec Dé-gaze et dénoncez la construction de nouvelles centrales à gaz !

Du 12 au 16 mai, Dé-gaze traversera toute la Belgique dans un parcours de 6 jours, pour relier 8 sites où de nouvelles centrales électriques au gaz sont prévues. En chemin, nous visiterons également le site de la centrale nucléaire de Tihange, afin de plaider pour sa fermeture. Nous terminerons la marche devant le bureau d’Ecolo/Groen à Bruxelles.

Nous invitons tout le monde à se joindre à nous pour une ou plusieurs journées de sensibilisation dans la lutte contre ces usines à gaz superflues, anti-démocratiques, socialement injustes et certainement en défaveur de l’environnement.

Le programme:

  •     Mercredi 12 mai au soir – départ festif à Manage
  •     Jeudi 13 mai – Manage → Liège, via Roux et Tihange
  •     Vendredi 14 mai – Liège → Dilsen-Stokkem
  •     Samedi 15 mai – Dilsen-Stokkem → Gand, via Tessenderlo
  •     Dimanche 16 mai – Gand → Vilvorde
  •     Lundi 17 mai – Vilvorde → Bruxelles, évènement final devant le bureau d’Ecolo / Groen

Un peu partout dans le pays, des projets de construction de nouvelles centrales électriques au gaz sont en cours. Le gouvernement fédéral a déjà annoncé qu’il accorderait de généreuses subventions pour la construction des nouvelles centrales, avançant comme argument que cela rendrait possible la sortie du nucléaire.

Dans pas moins de 8 endroits différents, tant en Flandre qu’en Wallonie, les compagnies d’énergie ont introduit des demandes de permis pour la construction de ces centrales, ce qui leur permettra de participer au premier appel à projets prévu en octobre 2021 pour obtenir des subventions.

Nous nous opposons fermement à ces nouvelles infrastructures subventionnées à énergie fossile. Ces nouvelles centrales au gaz sont inutiles, elles sont catastrophiques pour le climat, socialement injustes et non démocratiques!

INUTILES

L'industrie voudrait nous faire croire qu'une sortie complète du nucléaire en 2025 mettrait en danger notre approvisionnement, mais ce n'est pas le cas.

Même sans centrales nucléaires, la Belgique dispose d'une capacité de production suffisante pour continuer à nous approvisionner même aux heures de pointe (pendant les jours de grand froid).

Ceci est confirmé par les études menées par le régulateur de l'énergie, la CREG. À cause du changement climatique, les hivers sont en moyenne moins rigoureux. Par conséquent, la demande de pointe en électricité peut être entièrement satisfaite par les centrales électriques existantes.

Par ailleurs, même si nous devions faire face à des pics de froid extrême à l'avenir, il n'y a pas de quoi craindre que les lumières s'éteignent: il est parfaitement possible de donner la priorité aux ménages plutôt qu'aux activités industrielles (souvent non essentielles), qui consomment 50% de l'électricité dans notre pays.

UNE CATASTROPHE POUR LE CLIMAT

Le gaz est un combustible fossile et, tout comme le charbon et le pétrole, il émet du CO2 lorsqu'il est brûlé. Lors de l'extraction, du transport et de la consommation de ce carburant, de grandes quantités s'échappent dans l'atmosphère. Or, il s'agit essentiellement de méthane, un gaz à effet de serre 86 fois plus nocif que le CO2 sur le court terme.

Les campagnes de greenwashing du secteur gazier ont réussi à faire passer le gaz pour une énergie 'propre'. Mais si l'on prend en compte l'ensemble du cycle de production, ce combustible est tout aussi nocif que le pétrole et le charbon. Le mythe du gaz 'propre' est entaché de mensonge.

De plus, les centrales à gaz construites aujourd'hui fonctionneront pendant au moins 25 ans et recevront des subventions pendant au moins 15 ans. Cela signifie que nous serons bloqué·e·s avec des infrastructures fossiles pendant des décennies, alors que nous devons au contraire nous en défaire rapidement.

SOCIALEMENT INJUSTE

400.000 ménages belges vivent dans la pauvreté énergétique. Malgré cela, le gouvernement veut que chaque ménage contribue aux subventions pour la construction des nouvelles centrales à gaz, un mécanisme qui, selon les estimations, coûterait au moins 250 millions d'euros par an pendant 15 ans.

NON DEMOCRATIQUE

Les citoyen·ne·s n'ont pas voix au chapitre dans ces décisions. Au niveau local, les habitant·e·s sont à peine entendu·e·s sur la question de savoir s'ils·elles veulent d'une gigantesque installation industrielle dans leur voisinage.

Au niveau fédéral, une poignée d'acteurs dominent le débat, dont les grandes entreprises énergétiques et le gestionnaire de réseau Elia. Ils occupent le terrain avec du jargon technique, faisant références à des rapports volumineux que les non initiés peinent à comprendre.

Comme le montre le régulateur CREG, les calculs d'Elia sont biaisés en faveur des nouvelles centrales à gaz, ce qui n'est pas surprenant: Elia a un intérêt financier direct dans le raccordement de ces centrales supplémentaires, et ne peut donc pas être considéré comme impartial.